ArpajonMaVieMaVille.fr

Alexandre Touzet salue la mémoire de Yves Guéna

Pendant les commémorations du 8 mai 2016, Alexandre Touzet, Maire de Saint-Yon et Vice-président du Conseil départemental de l’Essonne, a salué Yves Guéna ainsi que le travail admirable de chaque commune afin de développer le devoir de mémoire auprès de nos concitoyens. Ainsi, précise-t-il : “J’ai pu apprécier par exemple la remarquable interprétation du chant des Partisans des élèves de Saint-Germain-les-Arpajon et le témoignage poignant d’une rescapée des camps de concentration à Égly. La forte présence des enfants lors de ces cérémonies m’a fait chaud au cœur.”

Alexandre Touzet à Saint-Germain-lès-Arpajon
Alexandre touzet saint germain les arpajon

Discours d’Alexandre Touzet à la mémoire de Yves Guéna

Le 8 mai 1945 s’inscrit dans une épopée, celle du courage, de la vaillance et de la détermination.

Cette épopée commença dans le refus,
– le refus du renoncement d’une classe politique exsangue,
– le refus de la vassalisation contre nature de la France,
– le refus de perdre son âme en acceptant un état de fait.

Cette épopée se poursuivit dans l’exil vers Londres mais aussi au sein des organisations internes de la résistance.

Cette épopée résulta aussi de gestes discrets et anonymes envers les plus persécutés, je pense notamment à nos compatriotes juifs.

Cette épopée fut naturellement portée par une partie de la jeunesse de France.

Yves Guéna

Je veux rendre ici hommage à Yves Guéna, décédé le 3 mars dernier. Il ne pouvait se résoudre à accepter comme inéluctable la demande d’armistice du maréchal Pétain.

A 17 ans, il ne pouvait davantage rester élève de son lycée de Brest quand la voix de la France fut incarnée et portée par le général de Gaulle le 18 juin 1940.

Le lendemain, il prit place dans un remorqueur de la marine en direction de Ouessant. Puis, il emprunta un chalutier pour rejoindre l’Angleterre.

Son destin l’amena à combattre et à souffrir. Il raconte ainsi sa blessure grave le 11 août 1944 lors de la reconquête d’Alençon après avoir débarqué avec la 2e DB :

« J’étais à la tête d’un peloton (…) en blindé léger. On fonçait vers Alençon. Au village de La Hutte, l’ennemi a ouvert le feu. Les balles sifflaient. D’un coup j’ai senti que j’étais traversé (…) Je n’ai éprouvé aucun regret, aucune tristesse. Et je me suis réveillé dans une ambulance… »

Oui, cette jeunesse n’était pas « nuit debout » mais « vent debout ».

Oui, cette jeunesse ne se plaignait pas, elle servait un idéal.

« Je suis avant tout un Français de la France libre », revendiquait Yves Guéna. Cette France ne doit pas simplement être connue de la jeunesse. Commémorée, oui certainement mais pas uniquement.

Elle doit s’hériter avec fierté et se mériter dans l’exemplarité. Napoléon Bonaparte disait : « A la guerre, l’audace est le plus beau calcul du génie ».

Jeunesse de France, soyez audacieuse en temps de paix pour mériter l’héritage de ceux qui n’ont pas hésité dans l’adversité.

Nous devons, certes, saluer chaque 8 mai ce courage et cet état d’esprit. Mais, nous avons surtout l’ardente obligation de nous en inspirer pour le présent.

Vive la République, Vive la France.

Tagged

Related Posts

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

ZAC des Belles-Vues

Les Républicains

Les Républicains

Nous suivre sur :