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En direct de la région – n°3 Février 2016

BILLET D’HUMEUR : BONJOUR L’AMBIANCE !

Les élus qui siègent à la Région pour la première fois, et qui portent un regard neuf sur cette institution importante, ne manquent pas d’être quelque peu étonnés par l’obstruction systématique, la mauvaise foi et le manque de mémoire de l’opposition de gauche lors des séances publiques, sur tous les projets présentés par Valérie Pécresse et notre exécutif.

Ne soyons pas naïfs, nous savons bien que le cadre et la bienséance de l’échelon local n’ont plus lieu d’être ici et que les débats et discussions, largement relayés dans les médias, ont une portée politique. C’est donc souvent “Grand Guignol”, une scène sur laquelle certains jouent un rôle des plus détestables. Souvent d’ailleurs avec un fond d’agressivité et une volonté d’obstruction qui donnent une bien triste image de la chose publique.

Le pire a été atteint lors de la dernière Commission Permanente. Aucun amendement déposé par les groupes d’opposition ; on pouvait donc s’attendre à une commission sans beaucoup de débats, sur fond de discussions apaisées.

Il n’en fut rien. L’opposition n’est intervenue que sur des questions de forme sans rapport avec les sujets abordés par les délibérations, essayant visiblement de créer avant tout des sujets propices à la division.

La même ambiance prévalait le 18 février en séance publique et il aura fallu toute la patience de Valérie Pécresse pour garantir la poursuite des travaux de l’Assemblée. Nous regrettons de telles attitudes qui décrédibilisent notre institution.

Mais en même temps, puisque nous abordons le fond, que nous nous saisissons concrètement des priorités des franciliens sur les Transports, sur l’Emploi, les Stages, la Formation Professionnelle…, des sujets sur lesquels l’ancienne majorité de gauche a tant échoué, des sujets sur lesquels ils n’ont au final rien à dire, il leur faut bien cela pour tenter de faire illusion…

CHIFFRE DU MOIS
100 000 stages, une attente des étudiants franciliens

Valérie Pécresse souhaite que la Région devienne facilitatrice à l’accès aux stages pour les étudiants franciliens. Une forte demande nous pousse à agir car il a été constaté la difficulté d’intégrer les structures pour compléter les formations étudiantes, pourtant obligatoires pour les valider.

Dorénavant, les subventions de la Région seront conditionnées à la prise en charge des stagiaires pour créer au final 100 000 stages. La Région donne plus de 2 milliards d’euros par an de subventions aux collectivités, aux associations et aux entreprises qui accèdent aux marchés régionaux. Le montant de 23 000 € sera déterminant pour les obligations ; inférieur, une obligation d’un stagiaire pour une période minimale de deux mois. Au-delà, une convention sera établie fixant le nombre de stagiaires selon la structure et le montant de la subvention.

Nous souhaitons que la Région montre l’exemple et qu’elle s’engage à l’accueil des stagiaires en situation de handicap. Espérons que cette mesure puisse aider les jeunes franciliens à acquérir l’expérience qui leur est nécessaire dans leur cycle de formation.

UN NOUVEL ENGAGEMENT POUR L’APPRENTISSAGE

Face au constat de la dégradation de l’apprentissage en Ile de France qui, en moins de 5 ans, a vu le nombre d’apprentis pré-bac chuter de façon considérable, nous avons décidé d’agir pour donner un nouvel essor à l’apprentissage.

En agissant sur les marges de manœuvre des centres de formation des apprentis qui doivent avoir les moyens de définir les formations les mieux adaptées aux bassins d’emploi ; en définissant de nouvelles relations contractuelles entre la Région en partenariat étroit avec les entreprises locales ; en leur apportant une visibilité financière sur la base d’une constat partagé d’objectifs et de moyens. En sécurisant les parcours de formation des apprentis par un renforcement de l’accompagnement par les tuteurs et des parrainages d’apprentis ayant un parcours de réussite, en rapprochant les lycées professionnels des CFA, en mettant en place une plate-forme numérique entre l’offre de formation ou de contrat et les besoins des jeunes.

En renforçant l’information sur l’apprentissage de façon à attirer un nombre plus important d’apprentis vers les formations proposées notamment à destination des cursus pré bac.

En donnant d’avantage de droits aux apprentis pour rapprocher le statut des apprentis de celui des étudiants.

En stabilisant les relations avec les entreprises d’accueil des apprentis, notamment dans le versement de la prime pour l’apprentissage.

La faculté des Métiers de l’Essonne en quelques chiffres
près de 3000 apprentis formés chaque année près de 60 formations de la CPA au BAC+3 (CPA = Classe Préparatoire à l’Apprentissage)
3 pôles de formation (artisanat, tertiaire, industrie) et 20 secteurs d’activité
3 sites de formation : Evry, Bondoufle, Massy (91)
8 jeunes sur 10 ont un emploi à l’issue de leur formation
85% de réussite aux examens
2500 entreprises partenaires
40 manifestations internes et 100 salons/forums chaque année près de 400 collaborateurs

Pour l’égalité Hommes/Femmes

Le centre Hubertine Auclert, partenaire de la Région Ile-de-France, participe au développement des politiques d’égalité femmes-hommes.
Le nouveau projet qui sera mis en place visera à encourager l’entreprenariat féminin, favoriser l’égalité des chances au sein des collectivités publiques, faire émerger de nouveaux talents, lutter contre les violences et les discriminations faites aux femmes et proposer des formations adaptées.
Isabelle Perdereau a été élue Vice-Présidente de ce centre et souhaite travailler en partenariat avec le Vice-Président du Département de l’Essonne, Alexandre Touzet et Dominique Bougraud, Conseillère départementale, en charge de cette délégation pour mener des actions sur le territoire, « entre ville et campagne ».

Emploi et Handicap, grande cause régionale 2016

L’emploi des personnes en situation de handicap était un engagement majeur de campagne de Valérie Pécresse. Il n’aura pas fallu longtemps pour rentrer dans le vif du sujet puisque, le 12 février, Pierre Deniziot, Délégué spécial au handicap, présentait devant la commission des finances un rapport sur l’accès à l’emploi des personnes en situation de handicap érigé en grande cause régionale de l’année 2016. Ce rapport a été voté en séance plénière du 18 février. L’un des cinq thèmes abordés concerne directement les ressources humaines du Conseil Régional. En effet, la Région va elle-même devoir donner l’exemple puisque la loi fixe à 6% le taux d’emplois réservés aux personnes en situation de handicap au sein de l’institution régionale.
Or le taux effectif constaté en 2014 puis en 2015 était de 4,55%. L’écart correspond à une pénalité de 950 000e annuels. À n’en pas douter, c’est une raison supplémentaire pour avancer concrètement.

UNE CELLULE DE VEILLE ACTIVE POUR L’EMPLOI !

Valérie Pécresse a fait de l’emploi la priorité de son action en voulant être une “Présidente entrepreneure” pour l’Ile-de-France. La majorité régionale veut agir de manière forte, alors que l’État de François Hollande peine à créer des emplois marchands et à relancer la croissance du pays.
Alors que les créations d’emploi sont encore trop faibles, plus de 12 000 entreprises franciliennes se trouvent chaque année dans une situation de défaillance.
La Région Ile-de-France souhaite donc aider les entreprises en difficulté et leurs salariés pour préserver l’emploi. Nous avons par conséquent décidé de la mise en place d’une cellule de veille opérationnelle qui permet aux entrepreneurs qui connaissent des difficultés de s’adresser directement à la Région. L’objectif est de sauvegarder l’emploi et d’accompagner les entrepreneurs dans leurs démarches pour faire face aux restructurations et au virage des mutations technologiques à venir.

LA RÉGION ENFIN PRÉSENTE DANS LES LYCÉES

Chaque chef d’établissement nous le concède avec dépit : depuis des années, ils n’ont pas vu le moindre élu de l’ancienne majorité assister aux conseils d’administration des 469 lycées (47 lycées publics et 17 lycées privés sous contrat en Essonne) que compte notre région. Ou peu, trop peu…
Afin de pallier à ce manque scandaleux d’assiduité sous la précédente mandature, Valérie Pécresse et Agnès Evren, notre vice-Présidente en charge de ces sujets, ont donc décidé de faire évoluer la représentation régionale dans des lycées en forte attente.
Aussi, sachant qu’il est nécessaire de désigner 2 titulaires et 2 suppléants pour chaque établissement, et que sur les 209 conseillers régionaux, notre majorité en recense 121, nous avons collectivement décidé d’une part que l’opposition n’y siègerait pas – impossible d’imaginer les élus du Front National parler en notre nom – et que, d’autre part, des élus locaux, municipaux notamment, des habitants des territoires également, pourront prêter main forte à vos 13 conseillers régionaux essonniens, par délégation, dans ces conseils d’administration. Une révolution qui assurera non seulement une véritable et régulière représentation, mais aussi une liaison étroite entre chaque établissement et la Région, à l’appui notamment d’un travail préparatoire systématique permettant aux personnes désignées d’être véritablement proactives.
Une bonne nouvelle pour nos lycées qui seront ainsi enfin entendus.

L’OPIEVOY À LA MOULINETTE DE LA LOI ALUR !

La loi ALUR de Madame Duflot impose une collectivité unique de rattachement pour tous les Offices Publics de l’Habitat. L’OPIEVOY, premier bailleur francilien avec ses 50.208 logements étant répartis sur toute l’Ile-de-France (dont 12.000 en Essonne), la Région devait délibérer sur une éventuelle reprise par elle de l’OPIEVOY, reprise qui aurait pu s’avérer extrêmement coûteuse et périlleuse, alors même que nous devons faire face à l’ardoise de 300 millions d’euros qui a été laissée par la gauche au travers d’un Passe Navigo à tarif unique non financé. A l’inverse, une non reprise par la région impliquerait la dissolution de l’OPIEVOY par décret (sauf à ce que l’État renonce à appliquer son propre texte législatif ce qui est peu probable…).
Pour leurs parts, les Présidents des départements franciliens, dont François Durovray pour l’Essonne, ont été saisis par la Région de cette question et se sont prononcés contre cette reprise par le Conseil Régional.
Dès lors, l’Assemblée Régionale a voté le non rattachement à la Région de l’OPIEVOY dont le patrimoine va donc devoir être repris, sous des formes et dans des conditions qui restent à déterminer.

OBJECTIF : 100 % D’UTILISATION DES CRÉDITS EUROPÉENS

La majorité régionale précédente n’a jamais su exploiter tout le potentiel que représentaient les fonds structurels européens. Ainsi, entre 2007 et 2013, la Région n’a consommé que 41 % des crédits européens, et a ainsi perdu 70 millions d’euros. Valérie Pécresse a pour objectif que la Région Île-de-France consomme 100% des 540 millions d’euros alloués par Bruxelles, pour la période 2014-2020. Afin d’atteindre cet objectif, la Région doit pouvoir être désignée en qualité d’autorité de gestion. La majorité régionale s’attelle donc à mettre en place la sécurisation de la gestion des fonds européens, ce qui n’a pas été fait lors de la précédente mandature.
De plus, afin d’optimiser l’utilisation de ces crédits, la direction des affaires européennes sera dotée en moyens humains pour permettre d’instruire les dossiers plus rapidement et plus efficacement. La majorité régionale souhaite également mieux accompagner les porteurs de projets dans leurs démarches.
La situation de l’OPIEVOY est un exemple frappant des effets pervers de la loi ALUR qui va faire disparaître cet Office alors même qu’il fonctionnait, ce qui ne se fera pas, n’ayons aucune illusion, sans des dépenses nouvelles pour les collectivités et/ou les locataires.
Enfin, de manière plus anecdotique, il est savoureux de songer que c’est le détricotage de cette loi ALUR, ce texte inutile et nocif, par l’actuel Premier ministre, qui a en grande partie causé le départ du gouvernement de Madame Duflot et de constater qu’elle se trouve aujourd’hui remplacée par Madame Cosse, l’ancienne Secrétaire Nationale d’EELV devenue en l’espace d’un remaniement la nouvelle ministre du logement…

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